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Le Pen rejugée dans l'affaire des assistants parlementaires
information fournie par Reuters 13/01/2026 à 21:26

Audience d'appel de la dirigeante du parti d'extrême droite français Marine Le Pen à Paris

Audience d'appel de la dirigeante du parti d'extrême droite français Marine Le Pen à Paris

Le procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du Front National, rebaptisé depuis Rassemblement national (RN), ‍s'est ouvert ce mardi à Paris, près d'un an après la condamnation en première instance de la cheffe de file de l'extrême droite, Marine Le Pen.

En mars dernier, ‌un tribunal parisien a reconnu Marine Le Pen et huit autres anciens députés européens du RN coupables de détournement de fonds publics, pour un total ​de 4,1 millions d'euros utilisés au profit du parti sur une période courant ⁠de 2004 à 2016.

La députée du Pas-de-Calais a évité les caméras et les questions de la presse avant de pénétrer dans la ⁠salle d'audience, la première chambre ‍de la cour d'appel de Paris, sur l'île de la ⁠Cité.

"Je souhaitais dire d'ores et déjà que si un délit a été commis, je veux que la cour sache que nous n’avions aucun sentiment d'avoir commis le moindre ​délit (...)", a déclaré Marine Le Pen devant les juges.

"Le Parlement européen n'a pas joué ce rôle d'alerte qu'il aurait pu jouer. Nous n'avons, je crois, jamais rien ⁠dissimulé."

Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ​ans ferme aménageables, et 100.000 euros d'amende, ainsi qu'à une ​peine d'inéligibilité avec exécution ​immédiate de cinq ans.

Cette dernière peine compromet ainsi sa candidature à l'élection présidentielle de ​2027. Une confirmation en appel contraindrait ⁠l'élue âgée de 57 ans à céder sa place au président du RN Jordan Bardella, 30 ans, pour la course à l'Elysée.

"L'affaire va être remise à zéro, j'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence", a-t-elle déclaré lundi en marge des voeux de ‌Jordan Bardella à la presse.

Interrogée sur sa stratégie pour ce nouveau procès, Marine Le Pen a assuré vouloir "dire la vérité comme je l'ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue en appel".

Le procès doit durer jusqu'au 12 février pour une décision attendue avant l'été.

(Rédigé par Blandine Hénault et Nicolas Delame, avec la contribution ‌d'Elizabeth Pineau et Juliette Jabkhiro)

5 commentaires

  • 00:51

    Reste à savoir si les juges veulent le Pen ou Bardella comme prochain président de la république. Il jugeront sur ce critère ( et probablement seulement sur ce critère). Depuis 20 ans les juges ont confisqué le pouvoir.


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